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L'Histoire Oubliée d'Étilce : Le Héros Invisibile

Description

Que se cache-t-il réellement derrière les histoires de héros de guerre ? 🎉 #histoirehumaine #militaire #guadeloupe #reellement Fait avec Vexub

Script Vidéo

il y a quelques jours,
Un arrière petit-fils d'Achille René-Boisneuf m'a écrit après ma vidéo.
Il avait raison sur un point que j'avais manqué.

Voici ce que je n'avais pas dit

22 avril 1919,

Nantes.

Un homme regarde des chevaux de bois tourner dans une fête foraine.
Une balle. Il s'effondre.

Il s'appelle Saint-Éloi Théophile Étilce.
Le tireur, un policier militaire américain, ne sera jamais jugé.

Depuis un siècle, on le présente comme un soldat décoré, blessé aux Dardanelles. J'ai voulu vérifier.

Aux Archives départementales de la Guadeloupe, sa fiche matricule dit autre chose.
Une ligne, écrite à la main :
« Exempté par la commission spéciale de réforme de Pointe-à-Pitre, le 31 décembre 1913, pour adénites filariennes. »

Réformé huit mois avant même le début de la guerre.
Aucune affectation, aucune campagne. Il n'a jamais porté l'uniforme.

Son acte de naissance, retrouvé à Port-Louis, raconte une autre histoire.

Né le 20 décembre 1892. Fils de Saint-Éloi et de Fincré Antonia, un couple qui ne se mariera que vingt-deux ans plus tard.
Étilce est reconnu par sa mère en 1905, puis légitimé en 1914.

Sur sa fiche militaire, la rubrique « signalement » n'a jamais été remplie.
Aucune photo de lui n'a jamais été retrouvée.

Une procédure d'indemnisation fut ouverte pour ses parents.
On ne sait toujours pas si elle a un jour abouti.

Quelques semaines avant la mort d'Étilce, des violences ont déjà éclaté à Nice et à Saint-Nazaire.

Les députés Achille René-Boisneuf, de Guadeloupe, et Joseph Lagrosillière, de Martinique, demandent à interpeller le gouvernement.
On les fait attendre trois mois, jusqu'au 25 juillet 1919, après la signature du traité de Versailles.

Ce jour-là, le ministre de l'Intérieur tente de désamorcer la parole de Boisneuf avant même qu'il commence.
Boisneuf accepte de ne pas détailler les faits précis.
Mais il lit, devant la Chambre entière, le texte intégral de la note Linard.

Cette partie-là, vous la connaissez déjà.

Ce qu'on ne savait pas, c'est qui était vraiment l'homme derrière le symbole.
Un civil, pas un héros de guerre. Un visage qu'aucune archive n'a conservé.

Étilce est mort deux fois : sous une balle, puis dans l'oubli.
Cette vidéo ne répare pas la deuxième mort. Mais elle refuse de répéter le mensonge.

L'histoire qu'on efface dit plus de vérités que celle qu'on enseigne.

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