Vingt ans d'amour et de souvenirs
Description
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Cécile…
Il y a des histoires qu’on prévoit,
et puis celles qui nous tombent dessus.
La nôtre est née du côté de Toulouse,
et depuis vingt ans… elle tient toujours debout.
Enfin…
quand je dis debout…
je parle surtout de nous deux.
Parce que toi, mon bébénou,
avec un talon et quelques pavés,
c’était déjà moins sûr.
En 2006, on s’est retrouvés.
Et parmi nos premiers souvenirs,
il y a cette journée à Valras, face à la mer,
et ce fameux banana split.
Je pensais partager un dessert avec toi.
J’ai surtout partagé ma part.
Mais finalement, c’était peut-être un signe :
ce jour-là tu prenais déjà dans mon assiette…
et doucement,
tu prenais surtout une place dans ma vie.
Je suis tombé amoureux de toi.
De ta beauté, de ton intelligence,
de ton sourire et de tes différences.
Et toi aussi, tu tombais beaucoup.
Un pavé, un trottoir, un talon…
Tu trouvais toujours une raison.
MĂŞme au volant, tu avais ton style :
quand tu parlais, tu partais vers la gauche.
Mais c’est drôle…
Parce que même si la voiture déviait parfois,
nous deux, on a pris la bonne voie.
Puis un jour, il y a eu Paris.
Je suis venu te rejoindre,
avec mes affaires, mes rĂŞves
et cette drôle d’impression
que quelque chose de grand commençait.
Je suis sorti de la gare…
et il s’est mis à neiger.
On peut appeler ça le hasard.
Moi, vingt ans plus tard,
j’aime croire que c’était un signe.
Paris nous attendait.
Enfin…
Paris et ses dix-sept mètres carrés.
À deux dans dix-sept mètres carrés,
on apprend vite à se connaître.
Pas de pièce pour se cacher,
pas beaucoup de place pour bouder.
C’était simple :
soit ça passait,
soit ça cassait.
Et nous…
on a décidé de durer.
Alors les années ont commencé à défiler.
Et nous,
on a commencé à voyager.
Le Maroc, Rome, Bali,
l’Espagne, New York, le Sri Lanka…
On a changé de pays,
de paysages, de fuseaux horaires.
On a rempli des valises
et surtout notre mémoire.
Parce qu’au fond,
le plus beau dans tous ces voyages,
ce n’était pas vraiment la destination.
C’était de découvrir le monde
avec ta main dans la mienne.
Bien sûr…
Vingt ans,
ce n’est pas vingt ans de ciel bleu.
On en a connu des beaux jours.
Et quelques tempĂŞtes aussi.
La vie nous a parfois fait rire,
parfois douter,
parfois tomber.
Mais finalement, mon bébénou…
On a appris à faire comme toi sur les pavés :
quand on tombe,
on se relève.
Et chaque fois que le vent soufflait un peu fort,
on finissait par retrouver notre chemin.
Parce qu’aimer pendant vingt ans,
ce n’est pas promettre de ne jamais traverser l’orage.
C’est simplement décider
qu’après l’orage…
on sera encore deux.
Puis il y a eu un oui.
Un petit mot,
pour une immense promesse.
On s’est mariés.
Et notre histoire Ă deux
est devenue beaucoup plus grande que nous.
Parce qu’un jour…
Mathis est arrivé.
Puis quelques années plus tard…
Théo.
Et tout Ă coup,
notre nous a changé de sens.
Il ne voulait plus seulement dire
Cécile et Younes.
Il voulait dire…
nous quatre.
Et depuis dix ans maintenant,
on les regarde grandir.
On les voit rire, apprendre, changer.
Et parfois je les regarde,
puis je te regarde…
et je repense Ă ces deux jeunes de Toulouse.
Ă€ Valras.
Ă€ Paris.
Aux dix-sept mètres carrés.
Aux voyages.
Aux tempĂŞtes.
Ă€ notre mariage.
Ă€ Mathis.
À Théo.
Et je réalise que notre plus beau voyage…
on ne l’a jamais réservé dans une agence.
On l’a construit.
Jour après jour.
C’est notre famille.
Aujourd’hui, ça fait vingt ans.
Vingt ans…
Ça fait beaucoup de souvenirs.
Mais finalement,
pas assez pour moi.
Parce que j’en veux encore.
Je veux encore voyager avec toi.
Rire avec toi.
Vieillir avec toi.
Et continuer à te regarder marcher devant moi…
en surveillant quand même les pavés.
Cécile…
Vingt ans plus tard,
tu es toujours mon bébénou.
Toujours ma princessou.
La femme dont je suis tombé amoureux.
La femme que j’ai épousée.
La maman de nos enfants.
Et celle que, parmi toutes les routes possibles…
je choisirais encore.
Alors pour nos vingt ans,
je ne voulais pas t’offrir quelque chose
qui finirait au fond d’un tiroir.
Je voulais nous offrir du temps.
Un moment.
Une soirée.
Un nouveau souvenir
à glisser au milieu des milliers qu’on possède déjà .
Alors mon bébénou…
garde ton samedi 13 mars 2027.
Ce soir-lĂ ,
il n’y aura ni avion,
ni valise,
ni destination lointaine.
Juste toi.
Moi.
Des mots.
De la musique.
Et puisque notre histoire méritait bien
quelqu’un qui sache manier les mots…
je t’emmène voir Grand Corps Malade en concert.
Et tu sais…
Si demain la vie me ramenait vingt ans en arrière,
Ă Toulouse,
puis à cette journée à Valras,
devant toi,
devant la mer,
et devant ce fameux banana split…
je crois que je referais exactement pareil.
Je te laisserais ma part.
Parce qu’en 2006,
je pensais simplement te laisser un peu de mon dessert.
Je ne savais pas encore…
que j’allais te donner une place dans ma vie.
Et que vingt ans plus tard,
cette place…
serait toujours la tienne.
Joyeux vingt ans, mon bébénou.
Joyeux vingt ans, ma princessou.
Je t’aime.
Et après vingt ans de nous…
j’ai toujours envie de connaître la suite.